La victoire est possible

Pour rendre public notre proposition de candidature commune PCF/Front de gauche et France Insoumise, j’ai organisé une conférence de presse mardi 4 avril 2017 à Chelles, avec mes camarades du Parti communiste français, notamment, Maud Tallet, Maire de Champs-sur-Marne, et des hommes et femmes du Front de gauche, engagés dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Je publie ci-dessous les notes qui ont servi de trame à mon intervention.

Cette campagne présidentielle est d’une grande importance, peut-être la plus importante depuis le début de la 5e République.

Sur la table, des questions urgentes qui ne peuvent pas être différées plus longtemps.

  1. La question démocratique, car nous voyons le délitement de cette 5e République, la confiance de notre peuple dans ses institutions et ses représentants se déliter. Le pouvoir est confisqué, exilé, l’information aux mains de quelques groupes. La confiance dans ces corps doit être restaurée et la souveraineté populaire affirmée, notamment dans l’entreprise, où seuls les actionnaires sont rois.
  2. La question sociale : la progression du délitement social dans la 2nde économie européenne, la casse des services publics, le chômage, les 4 millions de mal logés, 9 millions de pauvres, les inégalités inouïes avec 19 personnes possédant en France autant que 40 % de la population. Une situation qui continue d’exister malgré, ou plutôt à cause d’un gouvernement qui a trahi ses engagement et continué dans l’orthodoxie libérale. La richesse produite doit être partagée.
  3. La question environnementale. L’empoisonnement de l’écosystème, la surexploitation des richesses naturelles, le consumérisme et le productivisme aveugle ne peuvent plus être l’horizon de développement, faute de quoi, c’est au fond la survie de l’Humanité qui est posée. Il faut la transition écologique, c’est utile et ce sera un puissant moteur économique.

Il y a urgence car le danger est considérable si on ne traite pas ces trois grandes questions. Danger d’explosion démocratique et sociale avec l’extrême droite en embuscade, la perspective de conflits nouveaux, les grands défis écologiques.

Ces questions là sont centrales mais elles ne sont pas traitées par les principaux candidats républicains à la présidentielle, en dehors de Jean-Luc Mélenchon.

Certes, j’ai noté que Benoit Hamon s’est démarqué du bilan désastreux du quinquennat de François Hollande, et je me réjouit du signal que cela envoie à la gauche avec un programme qui a ses points ses points communs avec celui de Jean-Luc Mélenchon. C’est encourageant.

Mais je note aussi qu’il ne s’est pas dégagé de l’héritage du PS. Une question de confiance est posée dans la population par le revirement de quelqu’un qui fût tout de même porte parole d’un gouvernement Hollande, son ministre d’État, et surtout qui n’est pas soutenu par ce parti… En outre, on voit mal comment, Benoit Hamon pourrait engager une politique radicalement nouvelle, en s’appuyant sur une majorité qui a avalé tout rond toutes les mesures libérales du quinquennat.

Comment fait-on par exemple pour abroger la loi El Khomri avec Mme El Khomri député ? Ou ici, avec madame Juliette Méadel, qui demeure investie par le Parti socialiste alors qu’elle a voté le CICE, l’ANI, soutenu la casse du code du travail,…

Les communistes de la 10e circonscription sont engagés pour faire gagner Jean-Luc Mélenchon et son programme

C’est pourquoi, les communistes tiennent à réaffirmer ici-même leur engagement auprès de Jean-Luc Mélenchon, que Maud Tallet, Maire de Champs-sur-Marne a parrainé d’ailleurs. Ce qu’il a construit et nous communistes avec lui depuis 10 ans, ce n’est pas une foucade, ce sont les bases d’une véritable alternative.

Les communistes de la 10e circonscription sont donc engagés dans cette campagne pour faire gagner Jean-Luc Mélenchon. Parce que nous avons en commun beaucoup de propositions portées de notre candidat, l’Avenir en commun, issues de l’Humain d’abord. Nous avons surtout une cohérence, un projet de société commun.

Sur notre seule circonscription, nous avons déjà distribué près de 100.000 tracts, eu des centaines de discussions. Nous sentons bien la dynamique qui se créé : il se passe quelque chose. Or, puisque rien ne se passe comme prévu dans cette campagne, dès lors tout peut se passer : l’élection de Fillon, politique de mise à mort du modèle social français ; celle de Macron, qui défend un modèle de société uberisé qui ne constitue nullement un moyen de se prémunir contre Marine Le Pen, son projet raciste et de repli nationaliste ; mais aussi une belle et grande surprise.

Rien n’est fait, mais j’ai la conviction que notre candidat peut être en tête sur notre circonscription. J’ai la conviction qu’il peut être au second tour de la présidentielle, que la dynamique autour de notre campagne peut s’amplifier encore, et permettre la victoire.

Quel espoir formidable ce serait pour notre peuple, pour l’Europe, et dans le monde !

C’est pourquoi nous allons jeter toutes nos forces dans ce sprint final pour gagner toutes les voix possibles. Nous allons notamment continuer à travailler à partir des préoccupations concrètes des populations de notre circonscription pour donner à voir ce qui pourrait changer concrètement le succès de l’Avenir en commun. Je veux en donner quelques exemples :

  • L’installation de centres de santé municipaux qui sera aidée au lieu de laisser les villes se débrouiller, avec des médecins qui pourront être salariés.
  • Un plan agriculture favorisant agriculture paysanne et circuits courts, c’est la valorisation des terres agricoles dans notre circonscription pourtant très urbaine, plus de 100 hectares, et l’approvisionnement en bio des cantines scolaires.
  • L’adoption d’un plan national de ferroutage c’est le développement du triage SNCF de Vaires, des emplois utiles plutôt que sa vente à la promotion immobilière.

C’est aussi :

  • Le retour des services publics et des transports publics dans les quartiers populaire que les soutiens locaux de François Fillon, comme Brice Rabaste à Chelles, s’appliquent à casser consciencieusement.
  • La construction de 200.000 logement publics aux normes écologiques par an sur 5 ans.
  • Ne pas laisser les villes et collectivités seules affronter sans moyen les défis environnementaux, urbains, de santé, de transports. Les conséquences dramatiques du programme de Fillon, de Macron et Marine Le Pen.

Et maints autres exemples.

Une rencontre publique à Chelles le 14 avril

C’est pourquoi nous allons multiplier les rencontres avec la population dans la période.

C’est pourquoi nous avons proposé d’organiser aussi une rencontre publique le vendredi 14 avril au soir, au centre culturel de Chelles, coorganisée avec nos amis de la France Insoumise, un parcours citoyen du projet. 50.000 tracts invitation vont être diffusés dans les tous prochains jours sur la circonscription.

Un grand changement est à portée de main dans notre pays.

Il faut pour cela que les gens votent pour leurs convictions et non guidés par la crainte, par le joug du vote réputé utile.

La gauche et le mouvement citoyen de transformation sociale peuvent l’emporter aux législatives

Il faut également que dans la foulée se construise une nouvelle majorité, au Parlement. Cette question est liée à la présidentielle. Le gens l’ignorent mais sans majorité au Parlement, aucune promesse ne peut être tenue. Et nous ne voulons pas décevoir.

Ici- même, dans la 10e circonscription de Seine-et-Marne, j’ai la conviction que la gauche de transformation écologique et sociale, le mouvement citoyen qui se construit année après année, autour du Front de gauche, comme ce que nous avons construit à Chelles avec le collectif « Chelles Citoyenne », mais aussi avec la France Insoumise, peut l’emporter. Notre engagement se situe dans cette continuité.

Communistes, citoyens qui se reconnaissent dans le Front de gauche, France Insoumise… nous devons faire candidature commune

Dans la 10e circonscription, les militantes et militants communistes m’ont désigné non pas seulement comme simple candidat, mais comme artisan d’une proposition de candidature commune des forces qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon, et au-delà, car je ne vois pas comment les électeurs qui auraient voté avec conviction pour Benoit Hamon pourraient décider de soutenir ici-même Madame Méadel, porte parole durant les primaires de Manuel Valls, désormais soutien d’Emmanuel Macron.

Il faut donc commencer par rassembler toutes les forces qui sont engagées pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui sont engagées sur un projet pour un nouveau partage des richesses, pour une transition écologique et une 6e République. Communistes, citoyens qui se reconnaissent dans le Front de gauche, France Insoumise… nous devons faire candidature commune . C’est la condition de la victoire et nous avons bon espoir.


La chaîne locale Canal Coquelicot a réalisé le sujet ci-dessous suite à cette conférence de presse.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *