Quelques mots d’un communiste ignorant à propos du nucléaire civil

La proposition de base commune « L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen » à laquelle j’ai apporté mon soutien, a ouvert entre autre un débat à l’occasion du congrès sur la question du nucléaire civil. Après le vote des communistes, et le choix d’un autre texte de base commune, celle-ci reste posée.

Pourtant, ce débat semble poser problème à quelques camarades qui voient là une posture « démagogique », guidée par l’opportunité plus que par des arguments. Il est assez déconcertant de constater que pour ces camarades, il existe des sujets qui ne sauraient être interrogés. Le nucléaire semble devoir en faire partie. Ouvrir le débat, même de manière aussi précautionneuse que l’a fait le texte alternatif N°1, ne semble pas possible. Et pourtant, le programme « L’Humain d’abord » se proposait déjà de poser le débat publiquement plutôt que d’arbitrer cette question entre spécialistes, ou pire encore, d’en laisser le soin aux conseils d’administration des grands entreprises actrices du secteur de l’énergie. Nous indiquions : « Nous proposerons un débat public national immédiat sur la politique énergétique en France. Ce grand débat devra permettre la remise à plat des choix énergétiques et du nucléaire et préparer le remplacement des énergies fossiles. Il se déroulera sous contrôle citoyen de l’information jusqu’à la prise de décision et se terminera par un référendum. »

La soudaine disparition de « l’Humain d’abord » comme référence programmatique pour notre parti pourrait confirmer que l’heure n’est plus au débat sur le sujet. C’est en tout cas ce que la démonstration que fait une contribution qui se présente comme une « Réponse au texte alternatif N1 » mais s’attache finalement plus à clore un débat que nous voulons ouvrir. Au lieu de faits et arguments, par exemple ceux avancés par l’ardent défenseur du nucléaire qu’est Jean-Marc Jancovici, cette contribution est un bel exemple de syllogisme. En résumé :

  • Chaque avancée technologique est porteuse de risque ;
  • Le nucléaire est une avancée technologique ;
  • Dénoncer les risques du nucléaire, comme le fait le texte n°1, c’est donc dénoncer les avancées technologiques.

Mis à part quelques éléments, par ailleurs justes, sur les risques d’un recours accrus aux énergies carbonées, et la question du risque zéro sur laquelle je viens tout de suite, cette contribution démontre ipse dixit que le vent ne constitue nullement une énergie de substitution suffisante, même dans un débat préparatoire de congrès.

Certes, en fermant le débat sans argumenter, cette contribution est conforme à l’approche proposée sur le nucléaire dans le texte de base commune de discussion adoptée : exit le grand débat démocratique sur la politique énergétique. Ce texte indique : « Dans un contexte d’expansion des besoins énergétiques mondiaux, un mix énergétique doit être 100 % public, non émetteur de CO2, composé d’énergie renouvelables (hydraulique, géothermique, hydrolien, solaire, thermique et photovoltaïque,.) et nucléaire (pour laquelle des normes internationales de sureté doivent être définies). »

Pourtant, le débat existe dans la société, dans les repas de famille comme aux terrasses des cafés. Et la posture scientiste et vaguement méprisante n’est pas celle qu’on est en droit d’attendre des communistes. Au contraire, notre rôle consiste, entre autre, à ce que rien n’échappe au débat citoyen. Alors que les enjeux technologiques n’ont jamais été aussi considérables (révolution numérique, énergie, nanotechnologies, biotechnologies,..), la « maîtrise citoyenne des technologies » est un enjeux majeur comme l’indique le texte « L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen ».

La question du nucléaire se pose d’abord dans les esprits sous son aspect le plus traumatique : l’accident. Les anniversaires des tragiques événements de Fukushima comme de Tchernobyl saisissent l’opinion publique, c’est ainsi, par le biais de l’émotion, élan par définition suspect aux yeux d’un progressisme excessivement doctrinaire. Il faut d’ailleurs noter la peur légitime qui s’est emparée des japonais lors du dernier tremblement de terre en avril. Deux centrales étaient dans la zone… Certes, comme le dit ce camarade dans sa contribution, « le risque zéro n’existe pas« . Dès lors le bon sens peut triompher : on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Il est amusant de constater que ce glissement sémantique est le même que celui opéré par les opérateurs privés du nucléaire qui tentent d’imposer leurs éléments de langage : on préfère parler désormais de risques « calculés » plutôt que de maintenir l’objectif d’un risque zéro qui fût toujours celui d’un nucléaire 100 % public en France. Et oui, le risque zéro n’existe pas. Or, dans maints domaines, la possibilité de l’accident n’est source d’aucune tragédie tellement considérable. Un mort, deux, dix, une petite centaine, un peu plus encore, rien qui ne doive entraver la marche du progrès. Pour paraphraser Paul Virilio, lorsqu’on invente l’automobile, on invente l’accident d’automobile. Lorsqu’on dessine les plans d’un avion de 600 places, on imagine dans le même temps l’accident d’avion faisant 600 victimes. Dans tous ces exemples, il n’est pas illégitime d’évaluer les risques à l’aune du progrès qui accompagne ces innovations. Mais l’accident nucléaire ne produit-il pas un changement d’échelle ? Qu’en est-il de l’éventualité, par exemple, de rendre inaccessible pour quelques siècles une part significative du territoire national en cas d’accident nucléaire majeur ? Qu’en est-il des cancers et autres maladies pour les habitantes des zones irradiées et leurs descendances ? Ne franchit-on pas là un seuil à la fois quantitatif et qualitatif qui rend l’accident par définition « inimaginable » ? Et donc la technologie qui en est la source, à proscrire, ou à écarter progressivement, sur un rythme et selon des modalités définies collectivement ?

Bien sûr, chacun sait qu’aujourd’hui, que sans le temps long et les moyens pour financer la recherche d’alternatives énergétiques durables, aucune solution crédible n’est en capacité de compenser intégralement le déficit énergétique que représenterait l’arrêt du nucléaire, sauf à s’engager massivement dans les énergies carbonées, gaz et charbon. Bien sûr, ne perdons pas de vue la question si cruciale du réchauffement climatique, et de l’opportunité qu’offre le nucléaire d’en atténuer la flambée. Mais le besoin énergétique s’exprimant à l’échelle mondiale, souhaite-t-on la dissémination du nucléaire civil sur l’ensemble des cinq continents ? Bien sûr, alors que l’énergie manque, le coût du KWh nucléaire est aujourd’hui le plus bas. Mais serait-ce encore le cas si l’on incluait dans cette évaluation, les coûts de démantèlement largement sous-estimés ? Et comment ne pas reconnaître que l’une des justifications inavouée du maintien de la filière nucléaire actuelle, c’est la production de plutonium militaire ? Une alternative à la fusion, comme la filière Thorium, présentait par exemple l’inconvénient de ne pas produire un gramme de plutonium… En outre, la libéralisation du marché de l’énergie a, on le sait, rendu la technologie moins sûre, en raison du recours de plus en plus important à la sous-traitance (ce que dénonce d’ailleurs la CGT Energie). Et la désindustrialisation étant passée par là, les savoirs-faire, notamment sur la confection des aciers spéciaux indispensables sont en partie perdus, ce qui est source des déboires, notamment de l’EPR de Flammanville. Et comment ne pas s’interroger sur la recherche, qui en étant pilotée pour l’essentiel par EDF et ses actuels critères de gestion, ne saurait faire émerger que des technologies compatibles avec les intérêts économiques du groupe. Au-delà de l’accident, on voit bien que nombre de questions sont posées. Celle des déchets n’est pas la moindre, comme celle consistant à faire le pari d’une stabilité politique inédite et sur plusieurs siècles, permettant de garantir la sécurisation des périmètres d’entreposage et de traitement des matières dangereuses. Etc…

Nous ne réglerons pas ces débats par du mépris pour le présumé obscurantisme décroissant qui sommeillerait chez le citoyen ordinaire. Le débat doit avoir lieu. La société l’exige et nous ne pouvons plus l’ignorer. Il ne serait par ailleurs pas raisonnable, pour celles et ceux qui disent vouloir construire des « convergences à gauche », de faire semblant d’ignorer que le débat est vif entre ceux qui aspirent à une alternative écologique et sociale. Les scientifiques doivent bien sûr l’éclairer, avec à l’appui les éléments économiques et géopolitiques indispensables pour appréhender cette question si décisive. N’ayons donc pas peur de la démocratie, y compris entre communistes ignorants. Nous ne saurions dans tous les cas être en deçà de ce que les communistes ont porté avec « l’Humain d’abord ».

Si nous pensons utile et nécessaire que les citoyennes et citoyens s’approprient les enjeux technologiques de notre temps, profitons donc de notre congrès pour affirmer que ce débat sur l’avenir du nucléaire civile n’est pas tabou du point de vue du PCF, mais qu’il est urgent.

7 réflexions sur “Quelques mots d’un communiste ignorant à propos du nucléaire civil

  1. Bonjour Franck. Bien lu ton texte, très bien écrit et très agréable à lire. Mais j’ai beau le parcourir plusieurs fois, je ne vois pas de réponses aux objections et arguments précis (j’insiste sur ce point) que je pose a propos du raisonnement du texte 1 à savoir « le nucléaire est dangereux, donc il faut en sortir… » . Pas de problème pour débattre, des débats publiques j’en fais des dizaines par an, j ai l’habitude de cette exercice, mais il faut un peu de matière première et du contenu, rester dans le sujet, et surtout apporter des éléments nouveaux. Je veux bien, comme tu me décris sans me nommer, faire partie du clan des scientistes, aveuglés par le progrès, fermés au débat, borné , dogmatique, tout ce que tu veux, juste parce que je rédige des contrubutions et contre -argumente, cela n est pas très important au final, les enjeux ici sont bien plus importants que ces procès d’intention…(lire sur ce sujet le dossier de la Revue du Projet sur le « Progrès », que j ai coordonné, janvier 2012, loin des raccourcis ici exprimé bon c est plus long à lire en revanche que le post de Franck…),
    par contre, Franck, il faudrait dépasser de ton coté la simple répétition de tout ce que tu entends dans les médias, même si il y a ici la qualité du style littéraire, citation latines et autres ellipses en plus dans ton post. Je comprends que tu ne puisses pas aller plus loin que cette simple répétition d’idées qui semblent relever du « bon sens », et l’explication est dans le titre de ton texte, tu dis toi même ne rien connaitre sur le sujet. Mais ton texte en creux prétend le contraire en affirmant beaucoup de chose inexactes (une figure de style très utilisée en littérature, une forme de fausse modestie..commencer par un « moi vous savez je ne sais rien, je n ai pas de certitude »..pour au final finir par « moi je vais tout vous expliquer »), et en expédiant des problèmes ardus en deux, trois mots pas plus là où moi j ai besoin de plusieurs pages, parce que ce n est pas simple, et parce que tout n est pas blanc ou noir, qu il faut avoir des éléments de comparaisons, des ordres de grandeurs etc…. Mes textes sont long même si ils sont tout de même lus et très largement partagés, mais c est très difficile de faire plus courts et plus pédago…ce sont des sujets complexes, avec bq de préjugés qui circulent, et y entrer ne veut pas dire qu on cherche a exclure ou à rendre inaccessible certains enjeux, ou qu on cherche a réserver ça aux experts, à une « élite », au contraire, sinon on ne se donnerait pas cette peine. Et avec ton approche il faudrait blâmer tous les enseignants qui font ça tous les jours, rendre accessible au plus grand nombre des sujets ardus!
    J ai répondu très précisément à tout ce que tu évoques donc dans ton texte de blog de façon argumenté dans 4 contributions, je ne vais pas les réécrire ici (j ai le droit de dormir aussi), cela m a pris des dizaines d heures de travail, de recherche pour être le plus précis possible, par respect auprès de mes lecteurs. Mais ce qui est curieux c est que ce serait la preuve selon toi qu on ne veut pas débattre, et même qu on chercherait à verrouiller les choses…Au contraire, tu devrais voir dans cette démarche une marque de respect porté au débat politique et au congrès. J aurai pu « passer mon chemin ». Franck, ce n est pas si dramatique de ne pas être d accord, c est la vie normale des congrès, et il faut alors contre argumenter de façon précises, c est ça la dispute au sens noble du terme. D ailleurs certains signataires du textes 1 n ont pas eu ta réaction et ton interprétation, et n ont pas du tout ton etat d esprit : ils ne se sont pas senti méprisés, il ne me font pas de procès en « scientisme » mais au contraire ont été content d apprendre des choses sur le sujet…certains ont même partagé mes contributions, justement pour éclairer le débat (c est eux même qui l’écrivent) sans pour autant qu’ils aient retiré leur soutien au texte 1.
    Et aussi, un peu d honnêteté Franck, je ne suis pas JM Jancovici, et je n ai pas répondu au texte du programme du Frt de Gauche de 2012 (que j ai défendu, y compris concernant le passage que tu cites), mais bien au texte 1. D’ailleurs on pourrait s interroger sur cette obsessions à présenter quiconque qui contre-argumente sur votre ex-texte alternatif (puisque maintenant on n est passé au texte de base commune, comme c’est prévu dans les statut vu le vote), comme un opposant au front de gauche…Peut être est ce le signe d’un déficit d’arguments sur le fond des questions posées, alors on s en prend aux personnes, on dévie sur la stratégie etc… Pas un mot sur ton blog à propos de Bhopal par exemple , qui conduirait a « sortir de la chimie » selon votre raisonement (ce que je pointe dans mes textes, et il y a bien d’autre contradictions comme celle là). Restons dans le sujet, et soyons précis. Par contre ce que tu dis sur le Thorium, oui il y a un débat, c est une vraie question, mais je serai moins catégorique que toi, il y a visiblement un « loup » qq part : c est une forme de sur-génération et cela pose d autres problèmes. Mais l avenir du nucléaire passera par cette voie, qui démultiplie les ressources d ailleurs. Il y a eu une double page sur le sujet dans Progressistes dans un numero (n4 je crois)

  2. à propos de ce que je pense de l idée de Progrès , dosssier que j ai coordonné dans la revue du Projet, et pour juger sur pièce (et aussi pour votre culture générale) : https://environnement-energie.org/…/01/vive-le-progres-2/

    et aussi le texte sur le thorium dans la revue progressistes : https://revue-progressistes.org/2015/06/17/une-ressource-energetique-vitale-encore-inexploitee-les-reacteurs-a-sels-fondus-en-cycle-thorium-jean-pierre-demailly/

  3. Merci cher Amar d’avoir pris le temps de lire et de corriger ma copie. Elle doit être bien médiocre car je ne trouve pas dans tes commentaires de quoi nourrir et ma curiosité et répondre à mes questions. Elles sont pourtant simples. J’en reprends quelques unes.

    1°) N’y-a-t-il pas un changement d’échelle propre aux conséquences d’un accident nucléaire majeur qui rendrait dès lors le risque encouru, et même s’il est très faible, par conséquent inimaginable, insupportable ?

    2°) Puisque les enjeux énergétiques se posent à l’échelle planétaire, est-il raisonnable de faire du nucléaire un modèle énergétique global, supposant la dissémination des installations à l’échelle planétaire ?

    3°) Peut-on maintenir que le nucléaire restera une énergie peu chère (et partant, comme le suggère Jancovici, permettant de financer la transition écologique) alors que les coûts réels de construction, d’exploitation et de démantèlement ne cessent d’augmenter ?

    Voilà quelques unes des questions qui me semblent sérieuses, tu peux en convenir.

    J’ajouterais, sur un plan plus politique, mon étonnement sur le fait que la base commune de discussion nous propose de « trancher » un débat qui traverse l’ensemble des forces que nous ambitionnons de rassembler, du Front de gauche à l’écologie politique, notre parti lui-même et bien sûr la société dans son ensemble. Pourquoi ne pas maintenir le choix raisonnable de faire de cette question de la confirmation du choix ouvert de la poursuite de nucléaire civil ou de sa sortie une proposition des communistes ?

    Enfin, et puisque tu attires mon attention sur d’autres contributions dont tu es l’auteur et qui m’avaient échappé, j’y ai trouvé des informations qui vont m’aider. Je n’y ai pourtant pas glané de réponses aux questions que je mentionne. Je constate par ailleurs qu’elles ont en commun leur attention soutenue à l’égard de feu le texte alternatif n°1, et une méthode argumentative parfois contestable. Elle réside dans le syllogisme que j’ai déjà relevé, et dans le procès en indignation sélective : dès lors qu’on s’inquiète du nucléaire civil on est accusé de ne pas parler de Bhopal, d’être muet sur le nucléaire militaire, sur les centres de virologie, les accidents industriels, les barrages hydroélectriques, etc… Et comme la liste des sujets sur lesquels de nombreuses personnes ne disent rien est longue, tu vas trouver là un matériau inépuisable pour remettre tes contradicteurs à leur place.

    Cher Amar, je ne remets pas en cause tes travaux, ce que la revue que tu animes a pu produire. Cela contribue à la richesse de notre parti. Mais je m’étonne qu’il ne soit pas possible d’ouvrir un débat raisonnable sur le nucléaire dans notre parti sans être immédiatement la cible de reproches. C’était l’objet de cette contribution, et ta réaction et celle de quelques autres camarades sur FB en est la plus parfaite démonstration. J’imagine que tes journées sont chargées et que tes nuits sont courtes, mais si je prends comme une marque d’attention ta réponse à 3h30 du matin, cet empressement témoigne avec limpidité qu’au sein de notre parti, l’expression d’une inquiétude sur ce sujet doit immédiatement être balayée, avec ou sans ménagement.

    Si tu souhaites débattre publiquement, je jouerais du mieux que je le peux le rôle de Candide. Mais mon souci, tu l’as compris, c’est avant tout que les communistes en débattent par eux-mêmes.

    Bien à toi.

  4. Bonjour Franck…Je vois que tu abandonnes les qualificatif de scientiste, dogmatique et doctrinaire et tu me donnes du « cher Amar ». Il y a un progrès, c’est bien.
    Pour l’heure de ma réponse (3h30 du matin), il se trouve que le jour je bosse et le soir je termine souvent tard…parfois il ne me reste que la nuit pour « militer », par exemple cette nuit j ai fait avancer les texte de la revue (relecture et autre) qui sortira en juin. Non je ne me suis pas levé exprès pour te répondre en urgence, c’est juste que je finis tard dans mon (vrai) boulot….J’avais eu vent de ton texte en début de journée, mais pas eu le temps d’y répondre en fait…

    Alors pour tes 3 questions je vais essayer d’y répondre en étant le moins scientiste et le moins dogmatique possible.

  5. pour ta question 1), malheureusement encore une fois la réponse est ici : https://environnement-energie.org/2016/04/09/reponse-au-texte-lambition-communiste-pour-un-front-de-gauche-populaire-et-citoyen-sur-le-nucleaire-et-ses-approximations-sur-les-enjeux-energetiques-mondiaux/ . En gros quand on fait la comparaison de pollution et des catastrophes potentielles, on ne peut pas vraiment dire que le nucléaire est « à part ». Par contre le traitement médiatique est completement à part. Fais le test autour de toi : qui se rappelle de Tianjin? c ‘était il y a un an..en Chine..100 tonnes de cyanures, une catastrophe au moins aussi grave que Fukushima…le reste de l argu détaillé est dans le texte…

    pour ta question 2), en réalité personne ne prone ce que tu dis. En gros il y aura trois levier pour à la fois répondre à la demande énergétique de 9-10 milliards de personnes et contrer le réchauffement climatique : efficacité énergétique+renouvelable+ nucléaire. Ce sont les trois leviers prônés par les scénarios internationaux du GIEC et de l AIE. Si tu enlèves un de ces trois termes, ça ne passe pas..
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1221181957894312&set=p.1221181957894312&type=3&theater.
    là par exemple sur ce graphique (voir le lien) tu as les projections des émission de CO2, il faudrait suivre la courbe du bas..ce sont des documents très officiels qui circulent au niveau de l ONU…

    pour la question 3), tu as ici la réponse : https://environnement-energie.org/2016/04/30/nucleaire-civil-demantelements-dechets-couts-epr-de-flamanville-exploitation-miniere-en-afrique-des-questions-tres-serieuses-mais-beaucoup-didees-recues-contribution-au-congres-du-pcf-3/

  6. ensuite, je ne suis pas pour qu on mélange un débat de contenu, de projet, avec la stratégie systématiquement dès qu on se sent en difficulté. Il faut faire dans l ordre : le débat sur contenu, nos propositions, puis la stratégie (c’est dailleurs pour ça qu il y a cet ordre dans les texte de congrès). Dans le cas précis de l’énergie, dès qu on est en manque d’argument et qu on ne sait plus quoi dire et qu on est à bout, on reporte le débat sur des questions de stratégie (« mais enfin quel message va t on envoyer à nos allié? » ou  » a t on penseé aux rassemblement futurs ? » etc)…Il faut savoir, soit on débat vraiment sérieusement des enjeux énergétiques, et on argumente sur ce terrain, soit on dit clairement que le problème principal n est pas là et que c’est juste un prétexte pour ramener à des questions de stratégie. Sur la stratégie, il y a eu de très bonne contributions : je pense à Henri Malberg , Robert Clément, Igor Zamichiei et d’autres, j ai eu un plaisir à les lire, et je suis complétement d accord avec eux, c’est pourquoi je n ai pas jugé utile d’écrire sur ce sujet (il font ça bien mieux que moi)..mais là je pense qu on est passé à une autre étape vu le vote.

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